: Question les gars : Je cherche Nobody Knows de Koreeda. Impossible de le trouver à la FNAC, Virgin pareil et sur des sites comme Amazon ou Priceminister il est à 35 euros minimum. Vous connaissais pas un bon site où je peux le trouver ?
Loue le chez Atmosphère-vidéo :)
-- Je ne blogue plus, je micro-critique : http://www.vodkaster.com/RenSarr Rather than love, than money, than faith, than fame, than fairness... give me truth.
0.82
Message n° 2915527, posté par Key à 11:09 le 09/09/2011
Je suis entré dans la salle hier sans me souvenir du résumé qui m'avait convaincu au début du festival de choisir ce film plutôt qu'un autre. Grand bien m'en a fait.
Ben Wheatley, le réalisateur, un corpulent poilu à la bonhomie communicative nous apprend qu'il y a encore dix heures il tournait sous des trombes d'eau en haut d'une montagne pour son prochain métrage. En quelques mots, il se gagne la sympathie du public et nous informe qu'il a exorcisé dans Kill List plusieurs de ses peurs, les repas qui n'en finissent pas, les espaces exigus, les vieux qui courent tous nus...
La projection commence sur la peinture sociale d'un couple en crise après le retour de Jay il y a huit mois d'une funeste mission à Kiev. Jay, ancien soldat reconverti en tueur à gages, toujours accompagné de Gal, son fidèle compagnon d'armes, n'a plus accepté de mission depuis. Alors que la situation empire avec Shel, sa femme, un nouveau contrat arrive sur la table.
Ni drame social, ni thriller ou film horrifique, Kill List réussit un sacré pied-de-nez aux canons actuels du cinéma. Le réalisateur réussit à nous imprégner tout le long du métrage jusqu'à nous embarquer dans la tourmente du personnage joué par le très inspiré Neil Maskell
Je n'irai pas plus loin, ni dans le bref descriptif ni dans ma critique car c'est vraiment un film à découvrir vierge.
Il m'a fallu décompresser à la sortie de la séance, et trente minutes après j'y pensais toujours. Aussi ridicule que ça puisse paraître c'est un sentiment bien rare chez moi.
Après renseignement, Kill List a déjà fait le buzz outre-Manche, et est attendu pour le Bafta. Il fait partie de ces réussites artistiques secouant le Royaume-Uni depuis le début de l'année. Il n'y a pas de mal à croire que Ben Weatley ira loin.
Je ne conseille pas de regarder le trailer qui à coup sûr vous en dévoilera trop.
C'est pour moi le meilleur film du festival à ce jour. Il m'a vraiment pris aux tripes.
*édité à 17:00 le 09/09/2011
Message n° 2915874, posté par Fresh Prince à 17:47 le 09/09/2011
Un film émouvant de sincérité qu'il est bien trop rare de voir en France.
J'ai pleuré pendant une bonne partie du film qui retranscrit et nous transmet à merveille les sentiments qu'ils éprouvaient durant cette épreuve de leur vie.
En ce qui concerne la réalisation, c'est filmé au 5D et au 7D et malgré une légère perte de point sur quelques plans, on retrouve des plans magnifiques qui ont fait le succès de ces appareils.
Un film à voir donc et qui devrait plaire à ceux qui ont pleuré devant Le Scaphandre et le Papillon.
8/10
Message n° 2916127, posté par tenia à 23:51 le 09/09/2011
: Un film à voir donc et qui devrait plaire à ceux qui ont pleuré devant Le Scaphandre et le Papillon.
Ca va, on part sur de bonnes bases.
Blague à part, visiblement, La guerre est déclarée (au malheur comme on le ferait aux pointes sèches et aux cheveux gras comme disent Chronicart) semble tendre vers l'optimisme béat en mode bulldozer.
C'est ptet sincère, mais franchement pas ma came, parce que je sens que je finirais devant comme j'ai fini devant La journée de la jupe, à me dire qu'un joli film est en fait complètement bancal, voire pire.
-- "To be is to do"-Socrate; "To do is to be"-Sartre; "Do Be Do Be Do"-Sinatra; Yippie ki yai, coffeemaker !
Message n° 2916191, posté par Icky à 00:32 le 10/09/2011
: C'est ptet sincère, mais franchement pas ma came, parce que je sens que je finirais devant comme j'ai fini devant La journée de la jupe, à me dire qu'un joli film est en fait complètement bancal, voire pire.
J'ai pas vu La Journée de la Jupe donc je peux pas te dire.
: Blague à part, visiblement, La guerre est déclarée (au malheur comme on le ferait aux pointes sèches et aux cheveux gras comme disent Chronicart) semble tendre vers l'optimisme béat en mode bulldozer.
Comme je l'ai dit, y a quelques scènes qui ont pas leur place dans le film, mais sinon c'est loin d'être de l'optimisme béat.
Message n° 2916215, posté par Baje à 00:42 le 10/09/2011
Trop prévisible, Chastain en dessous, Shannon sous exploité, une mauvaise gestion du rythme.
Autrement, j'ai trouvé ça très bien filmé, quelques scènes m'ont bien mis dedans même si c'était pour en ressortir quelque peu par la suite. J'ai bien aimé aussi la rareté de la musique, laissant la place aux personnages et l'ensemble qui se tient assez.
Bancal mais intéressant, ça sort un peu du lot et bonheur, il n'en fait pas des tonnes en matière d'effets spéciaux.
J'ai passé un bon moment, sans plus.
-- Si être normal est d'usage, cela revient à abandonner toute chance de progrès. Qui veut être normal ?
*édité à 00:44 le 10/09/2011
Message n° 2916216, posté par Collioure à 00:42 le 10/09/2011
: Blague à part, visiblement, La guerre est déclarée (au malheur comme on le ferait aux pointes sèches et aux cheveux gras comme disent Chronicart) semble tendre vers l'optimisme béat en mode bulldozer.
Ben au lieu d'affuter les aphorismes de merde, ils feraient mieux d'affuter leur cerveau, un classique chez Chronicart. Avoir vu un film optimiste béat là-dedans, faut être sérieusement camé. Ils ont dû retourner se coller des rails dès la première scène où on sait que le gosse ne va pas mourir.
: C'est ptet sincère, mais franchement pas ma came, parce que je sens que je finirais devant comme j'ai fini devant La journée de la jupe, à me dire qu'un joli film est en fait complètement bancal, voire pire.
Portnawak, strictement aucun rapport entre les deux.
-- Après avoir sauté sa belle-soeur et le repas du midi, le Petit Prince reprit enfin ses esprits et une banane. (SAINT-EXUPÉRY, Ça creuse) Vlan !
Message n° 2916243, posté par Baje à 01:00 le 10/09/2011
Un Z japonais. Une nana n'a pas confiance en elle parce que sa soeur est trop bonne... Non, merde, ça colle pas, sa soeur est moche mais pour un japonais elle est considérée comme plus belle que l’héroïne. Bref, faut pas chercher à comprendre.
Et donc sa soeur, que tout le monde admire, meurt. Mais elle revient et bute tout le monde. A part ça, c'est assez indescriptible. Faut lire le manga, je pense.
La réalisation est insondablement infâme, la photo est moins bonne que celle d'un court métrage fait pour le bac, Megan Fox gagnerait l'oscar easy face aux actrices et le mélange drama coréen, scène niaise des mangas, pseudo gore à deux francs est définitivement vomitif.
Il fallait au moins quelque chose de cette qualité pour mon premier film du genre vu du début à la fin. Que ça soit fait exprès, c'est définitivement une performance, faire aussi mauvais de son plein grès, c'est une putain de prouesse.
-- Si être normal est d'usage, cela revient à abandonner toute chance de progrès. Qui veut être normal ?
*édité à 01:00 le 10/09/2011
Message n° 2916266, posté par Ano nyme3 à 01:31 le 10/09/2011
C'est l'histoire d'un réalisateur qui s'est dit qu'il tenterait bien un croisement entre The Last Wave et Bug, mais sans le lyrisme du premier ni la tension du second.
Et puis on dirait que ça dure 2h00 mais que ça en paraîtrait 2H45.
J'ai eu envie de me couper les veines un nombre incalculable de fois.
Sinon, un phénomène qui continue à m'échapper, ce sont ces pauvres hères qui rient lorsque ce n'est pas drôle. Un mystère fort épais. Je me demande si le fameux praticien Lil' Old Boot n'a pas déjà rédigé une thèse sur ce sujet.
Piscine sans eau (Mizu no nai puuru)
Je dois avouer apprécier le travail de Wakamatsu pour des raisons assez peu originales, principalement son incroyable maîtrise de la photographie alliée à une critique subversive de la société japonaise, elle-même piquetée d'un érotisme débridé.
Je n'ai ici pas trouvé mon compte. Jamais emporté par cette histoire de poinçonneur effacé empêchant, un soir, le viol d'une jeune fille. A travers ses fantasmes naissants, il se met alors lui-même à violer de jeunes femmes chloroformées à domicile, nettoyant les lieux et leur préparant un petit déjeuner avant de s'esquiver au petit matin.
Si ce n'est la reconnaissance de la patte de Wakamatsu qui n'essaye à aucun moment d'expliquer les gestes de son anti-héros, excepté par quelques pistes peu développées (famille étouffante, travail minable), ou la beauté de cette scène silencieuse où, accompagnant le violeur, nous retenons notre souffle avec lui dans son lent déshabillage.
Je n'ai pas compris la signification de la piscine sans eau, ni de la jeune fille aux bulles. Explicationneurs bienvenus.
Horny House of Horror (Fasshon heru)
Séance en présence d'une des actrices et du scénariste. Aussi déjantés qu'on pouvait l'espérer et débordant d'humour, cela ferait presque regretter la médiocrité des oeuvres Sushi Typhoon.
Ce qui est fort dommageable au demeurant, car leurs films possèdent toujours quelques bonnes idées, mais elles sont invariablement noyées dans cette volonté de nawak jusqu'au-boutiste profondément amateur. Sans doute éclatant à réaliser, mais profondément chiant à visionner.
Celui-ci n'échappe pas à la règle. 1h15, mais que c'est long. Il y a des nichons, certes, mais euh, bon, voilà.
Message n° 2916271, posté par Baje à 01:35 le 10/09/2011
: Sinon, un phénomène qui continue à m'échapper, ce sont ces pauvres hères qui rient lorsque ce n'est pas drôle. Un mystère fort épais. Je me demande si le fameux praticien Lil' Old Boot n'a pas déjà rédigé une thèse sur ce sujet.
Dingue, je me disais la même chose.
-- Si être normal est d'usage, cela revient à abandonner toute chance de progrès. Qui veut être normal ?
Message n° 2916277, posté par Ano nyme3 à 01:41 le 10/09/2011
La nana à ma gauche prenait des notes pendant la projection, et celle à droite dézippait son sac à main toutes les dix minutes pour consulter ses messages.
It's a strange place, my friend.
Mon héros du jour c'est le gars avec des béquilles qui a refusé de bouger alors que deux types ont essayé de le mettre au pied du mur en venant jusqu'à lui dans la rangée.
"Vous pouvez vous décaler ?""Non, je ne préfère pas."
Message n° 2916286, posté par Baje à 01:54 le 10/09/2011
: La nana à ma gauche prenait des notes pendant la projection, et celle à droite dézippait son sac à main toutes les dix minutes pour consulter ses messages.
Te plains pas, j'avais un débile qui rigolait dès que le mec déprimait, dès qu'il faisait un cauchemar ou dès que la nana pleurait, j'avais envie de lui défoncer le nez.
-- Si être normal est d'usage, cela revient à abandonner toute chance de progrès. Qui veut être normal ?
Message n° 2916287, posté par Ano nyme3 à 01:57 le 10/09/2011
: Te plains pas, j'avais un débile qui rigolait dès que le mec déprimait, dès qu'il faisait un cauchemar ou dès que la nana pleurait, j'avais envie de lui défoncer le nez.
Ah, c'était pas toi ? Comme ça venait de ton côté...
Message n° 2916291, posté par Baje à 01:59 le 10/09/2011